COMPOSITIONS ET ORNEMENTATIONS
| Guide héraldique |
POINTS DE L'ECU.La forme du bouclier a beaucoup varié, suivant les époques et les pays. L'écu moderne, que nous adopterons pour nos exemples est assez proche de celui des seigneurs bannerets dans le Haut Moyen Age. C'est un rectangle que certains fixent à 7 modules de large sur 8 de hauteur, comme montré ci-dessous dans la représentation de son évolution. Cet
écu, appelé écu français moderne comporte en sa partie basse, une pointe
aplatie et tracée en accolade.
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| Blasonnement | ||||||
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| Sommaire | ||||||
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Vous
serez peut-être surpris de constater que la dextre est à votre gauche,
et la senestre à droite. Lorsque
le blason n'indique pas l'endroit exact où sont posés les éléments, c'est
que cela va de soit. Notre glossaire vous permettra de résoudre nombre de cas. Avec un minimum d'expérience, de telles définitions vous sembleront toutes simples. |
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| COULEURS |
Vous en trouverez tous les tableaux dans notre glossaire. Elles sont divisées en métaux, émaux et fourrures. L'or et l'argent composent la première catégorie. Puis viennent, le gueules (rouge), l'azur (bleu), le sinople (vert) et le sable (noir) etc .... , qui sont dénommées émaux. Les fourrures comprennent l'hermine, le vair, la contre-hermine et le contre-vair. Les pannes sont une représentation des étoffes imitant les fourrures (papelonnés, plumetés ....) Le pourpre est rare. L'orange se trouve dans les armoiries anglaises. Le Carnation (de couleur chair) est trés peu employé, mais existe dès le Moyen Age. Le fer, l'acier, récents, ne tiennent pas grand place.. Les indications dites "au naturel" assez étrangères à l'Héraldique sont des tentatives tardives. Elles font, disent certains, entrer la miniature dans un art rustique. Pour connaître un émail, vous n'avez qu'à cliquer sur la couleur voulue, que ce soit dans le glossaire ou sur le mot que vous taperez vous-même au clavier. Un échantillon en couleurs viendra alors s'afficher sous vos yeux ainsi que sa représentation conventionnelle en noir et blanc. Un
écu d'un seul émail est blasonné " plain " (de planus en latin)
tandis qu'un écu " plein " indique qu'il est sans brisure (voir
ce mot dans notre glossaire). D'autres soutiennent que ce terme signifie
un écu " en attente " d'un haut fait qui permettra à une famille
de choisir un emblème approprié. Mais en précisant que " les émaux de ce fuselé sont d'argent et de gueules " les émaux sont alors pris dans leur sens large de couleurs en général (émaux, métaux, et fourrures confondus). Le contexte de la phrase vous enlèvera vite toute incertitude. |
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PARTITIONS![]() |
Comme
leur nom l'indique, ces partitions séparent l'écu en plusieurs " zones
". Ces lignes dérivent principalement des " 4 coups guerriers
", c'est-Ã-dire du sens dans lesquels se maniaient les épées du Moyen-Age,
quand seul servait le tranchant.
Celles que vous rencontrerez le plus souvent, sont : les Partis, coupés, t ranchés, taillés, écartelés (en croix et en sautoir), et leurs dérivés, tiercés, palés ou pallés, fascés, ainsi que les menues partitions ( équipolés, échiqueté, losangés, fuselés, etc.). ou plus rares et plus récentes, les papelonnés ou plumetés. D'autres partitions régulières et irrégulières figurent principalement dans les armoiries étrangères. |
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PIECES
HONORABLES![]() |
On
leur cherche parfois des origines symboliques. Le pal (vertical) serait une représentation de la lance, la fasce (horizontale) celle du ceinturon, la bande, le baudrier, le chevron, l'éperon, alors que le chef rappellerait le heaume. Les pièces honorables sont des éléments complets dont les principales occupent environ le tiers de l'écu. Comme pour les partitions, vous pourrez faire apparaître sur votre écran, la quasi totalité des pièces honorables sous forme de tableaux. Des dessins colorés vous aideront alors à mieux les mieux déterminer. Contrairement aux partitions, qui restent sur un même plan, ces Pièces Honorables sont " appliquées " en relief sur l'écu. Souvent, ces pièces sont présentées par ordre d'importance, certaines d'entre elles, le pal, la fasce ou le chevron étant considérées comme les plus honorifiques, alors que les bordures ou le lambel ont désigné primitivement des cadets et sont généralement des signes de pu"nesse. A mentionner également les pièces réduites (vergettes, burelles, trangles, cotices, filières, filets, étaie, comble etc..). Vous trouverez la signification et le dessin de chacune d'elles dans le glossaire. Toutes
ces pièces peuvent avoir leurs bords simples (en lignes droites) ou tourmentées
(bastillées, brétessées, cannelées, crénelées, denchées, dentelées, écotées,
engrélés, entées, mortaisées, nébulées, pignonnées, ondées, potencées,
vivrées, etc). |
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FIGURES
NATURELLES & ARTIFICIELLES |
Certains
déclarent que dans ce chapitre, nous quittons la science stricte de l'Héraldique
pour entrer dans une étude purement archéologique, donc moins rigoureusement
astreinte aux règles de cet art. Les armes primitives montraient quelques emblèmes simples : fleurs de lis, besants, étoiles, croissants, besants, etc ... ou quelques animaux sommairement représentés : aigles, lions ou léopards. La multiplication des écus à dessiner mit dans l'obligation les hérauts d'armes d'accepter d'autres éléments : figures humaines, animaux divers, astres, armes de combat, voire même les objets les plus insolites et les plus compliqués. Les XVIII et XIXè siècles ont été particulièrement créatifs dans ce domaine. Les armoriaux provinciaux mis à votre disposition vous montreront la très grande diversité de leur appellation. En principe, les blasons simples devraient être les plus anciens, mais ce n'est pas toujours le cas. Certains ont repris des armes par alliances, ou n'ont pas hésité à rechercher la pureté d'écus plus anciens. Il faut noter également qu'en 1696, lors de l'établissement de l'armorial Général, les blasons dits mécaniques on été donnés d'office. Ils sont assez succincts. Assez rarement, ces dessins témoignent d'un haut fait, et si les 16 alérions des Montmorency ont été ajoutés sur leur écu parce qu'un des leurs avait apporté aux pieds de Philippe-Auguste, 16 étendards pris aux impériaux, tous les blasons qui présentent des besants ne sont pas un témoignage de la présence d'une famille aux croisades. |
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